BESANÇON
Capitale régionale, la cité horlogère est une ville agréable enserrée dans une boucle du Doubs. Elle contemple la rivière depuis sa citadelle édifiée par Vauban, parfaitement conservée dans un environnement et un panorama uniques. Il y a tant à faire à Besançon : entrer dans la cathédrale Saint-Jean et consulter son horloge astronomique, véritable bijou de technologie. Se balader sur les rives du Doubs, rue Bersot et dans la Grande Rue aux façades gris-bleu ou ocre. Sur l'autre rive, vers la citadelle, flâner dans le pittoresque et vieux quartier Battant, animé par ses nombreux cafés et restaurants. Besançon est une ville authentique où il fait bon se promener.
LA CITADELLE
Tel : 03 81 87 83 33. Ouvert tous les jours sauf les 25 décembre et 1er janvier. Surplombant la ville et le Doubs à 118 mètres de hauteur, la citadelle s'étend sur 10 hectares. A l'époque galloromaine, un temple dominait la colline. De nouvelles fortifications sont érigées au Moyen Age et au XVIe siècle. Après la conquête française de 1674, Vauban édifie la forteresse actuelle utilisée successivement comme caserne, école de cadets sous Louis XIV et prison d'état de la Terreur à la Restauration. Si l'on y accède par la rue des Fusillés, c'est pour rappeler qu'elle servit aussi de lieu d'exécution des patriotes lors de la Seconde Guerre mondiale (le poteau des fusillés se trouve au centre, face au musée de la Résistance et de la Déportation). Un petit train assure les navettes entre le centre-ville et la citadelle perchée ainsi que des bus gratuits pendant l'été.
LES FORTIFICATIONS
Outre la célèbre Citadelle, de nombreux forts (fort Griffon, Bregille, Chaudanne) et vestiges de remparts témoignent de l'importance des fortifications de la '' boucle ''. Pour le plus grand nombre, ces vestiges datent de l'époque de Vauban.
LE PALAIS GRANVELLE
96, Grande-Rue. Au coin de la rue de la Préfecture et de la Grande Rue il possède une élégante façade à trois étages Renaissance, caractérisée par des colonnes toscanes, ioniques et corinthiennes. Le toit à très forte pente s'orne de trois grandes lucarnes gothiques. Cette brillante oeuvre fut commandée par Nicolas Perrenot de Granvelle et traduit le prestige et l'influence de ce natif d'Ornans, devenu chancelier de Charles Quint. Le Palais abrite l'intéressant musée du Temps (Tel : 03 81 87 81 61).

ORNANS
Entouré par ses hautes falaises calcaires, traversé par la Loue, le village natal de Gustave Courbet (qui lui consacre un musée) mérite d'être visité. Vieux pont de pierre, belles façades se reflétant dans l'eau, le surnom de '' petite Venise '' a été plus usurpé ailleurs. D'un côté du pont de 1609, l'ancien bailliage du XVe siècle rénové en 1740 sert aujourd'hui d'hôtel de ville. A voir sur la même rive la jolie place Courbet, ombragée de marronniers et entourée de demeures de la fin du XIXe siècle. Si le soleil est de la partie, rendez-vous au miroir de la Loue, calme étendue d'eau où se reflètent les maisons et les peupliers. De l'autre côté du pont, dans un bel hôtel du XVIIIe siècle, prolongé d'un jardin suspendu, la maison-musée Gustave Courbet renferme peintures, dessins et sculptures de l'artiste. Une de ses oeuvres peut être admirée dans la ville : l'élégante sculpture de la fontaine appelée '' Le Pêcheur de chavots ''. Ailleurs, que ce soit à Montgesoye, Vuillafans et Lods, étapes successives lors de votre escapade dans la vallée de la Loue, le charme se prolonge. Moulins de pierre, maisons vigneronnes et murs superbement fleuris entretiennent à merveille le mystère.
VUILLAFANS
Un village charmant bordé par la Loue. Quelques vieilles maisons comtoises, dont la maison de Balthazar Gérard, XVIe siècle, (le porche est classé), qui assassina le prince d'Orange, et d'autres plus récentes, dans un style préservé, balcons en bois et formes trapues. La partie la plus agréable est située de l'autre côté du pont à l'écart de la route principale. Voir aussi le vieux pont, l'église XVIe siècle.
LODS
La beauté du site, la Loue devenue un peu plus agitée dans ce resserrement de la vallée, les vieilles maisons aux larges toits à flanc de colline, tout cela donne en effet du cachet à ce village classé parmi les plus beaux de France. Le château, l'église, le musée de la Vigne et de belles maisons vigneronnes des XVIe et XVIIe siècles participent à l'attrait de Lods. La route s'élève ensuite et offre de superbes points de vue sur la vallée de la Loue.
MOUTHIER-HAUTE-PIERRE
Un autre village de la vallée plein de charmes. Mouthier Haut possède une belle église au clocher octogonal, entourée de pittoresques ruelles. Le village se spécialise dans la production du kirsch, les cerisiers poussant en nombre dans la vallée. Sur place, vous pouvez passer chez quelques artisans et à la coopérative la Marsotte, rue Ernest-Reyer à la sortie du village. La roche de Haute-Pierre domine la vallée à 882 mètres. A côté de Ouhans, remontez une série de gorges avant d'accéder aux sources.
NANS-SOUS-SAINTE-ANNE
Dans ce village, on entre dans la vallée du Lison dont les sources se trouvent sur les hauteurs. A proximité, la grotte Sarrasine (une caverne de 90 mètres de hauteur), la grotte du Verneau et de nombreux belvédères pour les promeneurs. Pour la petite histoire, c'est à Nans-Sous-Sainte- Anne que se rend Mirabeau, après s'être évadé du fort de Joux, pour rejoindre Sophie de Ruffey, marquise de Monnier. Le manoir familial du XVIe siècle, témoin de ces aventures, subsiste.
SALINS-LES-BAINS
Salins s'allonge comme un ruban dans l'étroit défilé de la Furieuse. L'activité de ce bourg, comme son nom l'indique, tourne autour du sel et des thermes. Le sel, extrait des salines à l'époque romaine d'abord puis ensuite par les moines au XVe siècle, constitue aujourd'hui encore l'une des richesses de Salins.
SALINES
Tel : 03 84 73 01 34. Ouvert toute l'année sauf décembre et janvier. Ces anciennes salines ont définitivement fermé en 1962. Elles constituent un site unique en Europe. Dans les vastes galeries souterraines, le système de pompage hydraulique, datant du XVIIIe siècle et toujours en activité, continue de puiser à 246 mètres sous terre la précieuse saumure alimentant le centre thermal de remise en forme. Au Moyen Age, ces salines comptent 800 ouvriers, les sauniers. Le procédé d'extraction du sel consiste d'abord à pomper l'eau salée. On procède ensuite à son évaporation au moyen de chaudières ou de poêlons, opération extrêmement coûteuse en énergie et donc en bois. Plus de 50 000 visiteurs parcourent tous les ans ce haut lieu du patrimoine industriel. Un petit conseil, n'hésitez pas à rester couvert pour la visite des sous-sols...
THERMES DE SALINS-LES-BAINS
Tel : 03 84 73 04 63 - Internet : www.thermes-salins.com Ouvert toute l'année, sauf janvier. A la fois ville d'eau douce et d'eau salée, Salins-les-Bains accueille de nombreux curistes au sein de son établissement thermal construit sur le lieu même de la petite saline. Caractérisées par une minéralisation proche de la saturation (330 grammes de sel/litre), à l'instar de l'eau de mer, ces eaux sont riches en potassium, calcium, magnésium et oligo-éléments. Les bienfaits de ces sources naturelles d'eau salée permettent de soigner toutes sortes de troubles et maladies, à commencer par les rhumatismes.
MUSEE DES TECHNIQUES ET CULTURES COMTOISES
Tel : 03 84 37 94 90 - Internet : www.museesdes- techniques.org Aussi originaux qu'étonnants, les musées des Techniques et Cultures comtoises regroupent vingt-quatre sites tous garants de la conservation du savoir-faire, des traditions techniques, artisanales et industrielles de la région et du Jura suisse (forge, saline, lunetterie, boissellerie, fabrication de jouets en bois...). Reflets de l'identité culturelle des hommes, ils racontent l'histoire du pays comtois et l'industrialisation d'un pays à dominante rurale. De site en site, vous suivrez les évolutions passionnantes et surprenantes des techniques, à la rencontre d'un savoir-faire forgé par la nécessité, les siècles et le désir d'innover. La prospérité liée à l'exploitation de '' l'or blanc '' a laissé de nombreuses traces dans le patrimoine de la ville. Un petit tour dans les rues pentues, autour des belles fontaines sculptées, permet de les découvrir.
ARBOIS
Dans cette ville dont le nom évoque à lui seul les vignobles du Jura, les rues pavées dissimulent les plus grandes caves de la région. Son drôle de clocher couleur ocre, massif et carré se dresse à proximité de coteaux de vignes. Les ruelles et les passages, bordés de grandes et solides maisons vigneronnes, s'entremêlent joyeusement. Les jardins et façades colorées épousent les rives de la Cuisance, invitant à franchir les ponts de pierre. Il faut se perdre un peu et flâner pour apprécier les teintes dorées de la pierre d'ici, la sobriété de l'église Saint-Just (XIIe et XIIIe siècles), le bel équilibre du château Pécauld, le charme médiéval du pont des Capucins flanqué de l'imposante tour Gloriette... L'Arbois constitue l'une des quatre AOC du Jura (la première de France en 1936) avec Château-Chalon, l'Etoile et Côtes du Jura. L'ensemble compte environ 500 viticulteurs qui produisent près de 80 000 hectolitres à partir de cinq cépages (chardonnay, savagnin, poulsard, trousseau et pinot noir).
ARC-ET-SENANS
Cette commune doit sa renommée à la saline royale, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Au XVIIe siècle, les Fermiers Généraux, chargés de percevoir l'impôt sur le sel, la Gabelle, pousse Louis XV à construire un autre centre de production de sel, après celui de Salins. Le bois de l'immense forêt de Chaux représentait une ressource importante de combustible, nécessaire pour faire évaporer l'eau saumâtre et en extraire le sel. Cette manufacture royale sortira de terre en quelques années.
SALINE ROYALE D'ARC-ET-SENANS
Tel : 03 81 54 45 26 - Internet : www.salineroyale.com Ouverture tous les jours de l'année sauf les 1er janvier et 25 décembre. Ce qui constituait alors l'idéal d'au moins un homme est devenu au fi l du temps une authentique curiosité. L'architecte Claude-Nicolas Ledoux s'était imaginé une cité idéale... Chaux - où les ouvriers et leurs supérieurs travailleraient et vivraient ensemble. Cependant, l'histoire rapporte que les conditions de vie et de travail étaient particulièrement difficiles dans cette ville supposée idéale. Pendant quatre ans, de 1775 à 1779, Claude-Nicolas Ledoux a jeté les bases de cette cité, construite en demi-cercle et intégrant onze bâtiments... ateliers et logements des ouvriers et de leurs familles - entourant la Maison du Directeur, avec pour volonté d'en faire une usine intégrée. Le projet n'a pas dépassé le stade de la Révolution, même si l'usine a fonctionné pendant plus d'un siècle ensuite avant de cesser toute activité en 1895, ne survivant pas à l'apparition des techniques nouvelles et à la concurrence des marais salants. A travers l'histoire du sel racontée dans trois salles et un chemin des Gabelous hors les murs, ainsi qu'à travers l'exposition '' A la recherche de la Cité Idéale '', on parcourt toutes les histoires de ce lieu unique.
MUSEE CLAUDE-NICOLAS LEDOUX
Difficile de dissocier la visite de la Saline Royale de celle du musée qui est consacré à son créateur, humaniste des Lumières. C'est compris dans le prix du ticket d'entrée et il serait dommage de ne pas en profiter pour essayer de mieux cerner la personnalité de cet architecte hors du commun. Sur la route de Besançon, le tout petit village de Lizine mérite une halte ou au moins de ralentir pour admirer les belles pierres des maisons aux toits de lave, ainsi que l'église typique.