THORAME-HAUTE
Dans la vallée du Haut Verdon, ce petit village possède une église à la fois romane et gothique, et quelques beaux cadrans solaires.
SAINT-JULIEN-DU-VERDON

Ce village était perché sur un promontoire
bien plus impressionnant avant 1947, date de la construction du barrage de Castillon. Le lac de Castillon
Long de 8 kilomètres, le Lac de Castillon étend ses 500 hectares d'eau émeraude sur 8 kilomètres. Premier des cinq barrages sur le Verdon, il fait 200 m de large pour 100 m de haut. De son sommet, vous avez une vue impressionnante à la fois sur la retenue d'eau et sur la vallée qui mène à Castellane. Le lac a englouti le village auquel il a pris son nom. Il se trouvait en contrebas du hameau de Blaron en face de Saint-Julien. Ce hameau offre aujourd'hui un point de vue sur le lac et son minuscule îlot. Une partie, au sud, est une zone strictement réservée à la Marine nationale. Les sports nautiques sont autorisés sur la partie restante. Quittez le lac de Châtillon juste avant le barrage, direction le col de Saint-Barnabé.
CLUE DE SAINT-AUBAN
Creusée par l'Esteron, il s'agit d'un des plus importants défilés de Haute-Provence. Les falaises verticales y sont truffées de nombreuses grottes. Et il s'agit aussi d'un site important de canyoning. La route passe parfois sous la falaise mais vous offre des points de vue sur ces bassins reliés par des cascades.
PUGET-THENIERS
Puget-Théniers fait figure de petite capitale régionale, au confluent du Var et de la Roudoule. Au XIXe siècle, de nombreuses petites fabriques faisaient vivre la ville : tanneries, mégisseries, tissages de draps, moulins à huile et à farine. Après un déclin inexorable, l'ouverture de la route et de la voie ferrée ont redonné un deuxième souffle à Puget-Théniers qui mise davantage sur le tourisme que sur l'industrie pour assurer son avenir. La vieille ville se trouve sur la rive droite de la Roudoule. Une balade permet d'observer les curieuses enseignes dans la pierre, et les vestiges des remparts, dont il ne reste qu'une porte. A voir aussi le ghetto de la rue Gisclette qui était fermée la nuit à chaque extrémité. Les anneaux qui servaient à tendre les chaînes chaque soir sont encore là.
LES GORGES DU CIANS
Les gorges du Cians se divisent en deux parties : la première commence juste avant que le Cians rejoigne le Var. La route tortueuse suit d'immenses murailles dominées par des sommets de plus de 2 000 m. Après le village de Rigaud et son joli site au-dessus de la vallée, vous entrez dans les gorges supérieures. La rivière a taillé dans ces roches schisteuses rouges des sculptures naturelles. Les parois, très irrégulières et parsemées de cascades, contiennent de nombreuses fissures et petites vallées perpendiculaires (les " clues "). La route longe parfois le torrent, puis s'élève vers des points de vue grandioses. Plusieurs sentiers piétonniers partent des parkings pour découvrir de plus près ces gorges.
BEUIL
Ce petit village alpin, serré autour de son église, s'est replié sur lui-même pendant des siècles, sous l'effet pervers de l'insécurité et des guerres. Il a conservé son traditionnel marché aux bovins, ovins et légumes. Le lavoir municipal, compartimenté en trois parties, a été utilisé jusqu'à la Première Guerre mondiale. L'eau courante n'a été que tardivement installée à Beuil. Aujourd'hui tournée vers les sports d'hiver, elle possède un domaine de 90 kilomètres de ski alpin, en commun avec sa voisine Valberg, ainsi qu'un réseau de ski de fond et nordique. Il ne reste aujourd'hui que quelques pans de ruines du château. Le village de Beuil est très représentatif du style architectural local avec ses maisons en pierres sèches, aux toits en bardeaux de mélèze, ses petites ruelles secrètes, ses granges traditionnelles. Les rues étroites possèdent de nombreuses arcades, dont celle de la reine Jeanne, d'où partaient les passages secrets qui menaient au château du seigneur. On voit encore, scellé dans le mur, l'anneau où il attachait son cheval.
PEONE
En redescendant de Valberg, ce village se distingue d'abord par son site. Péone se blottit sur un promontoire rocheux devant les " Demoiselles ", des aiguilles de calcaires qui ressemblent aux Dolomites italiennes. Son histoire est également étonnante. Citée au XIe siècle, le village appartenait aux barons de Beuil. Après être tombé sous domination des comtes de Provence, Béranger, qui avait déjà fondé Barcelonnette, décida de repeupler Péone et fi t venir des familles de Catalogne. Ceci explique le surnom de " Catalans " donné à ses habitants. Péone possède une architecture médiévale montagnarde typique de la région. De hautes maisons à colombages, des passages voutés, des escaliers anciens et des cadrans solaires. Ces ruelles minuscules vous mèneront jusqu'au pied des Demoiselles où vous pourrez voir les vestiges d'une ancienne forteresse médiévale.
GUILLAUMES
Situé au confluent du Var et du Tuébi, ce village, habité depuis les temps les plus reculés, constitue un point stratégique. Il fut l'objet de combats incessants entre la France, la Savoie, la Sardaigne, le comté de Provence, les troupes espagnoles. Au cours des siècles, le village de Guillaumes a changé souvent de souverains. Il a été maintes fois conquis, pillé, incendié, démantelé, rançonné. Ce n'est que depuis 1860 que le village a retrouvé une paix durable et une relative prospérité. Le village ancien, principalement la rue Bérenger avec ses trois portes et la rue du Viguier. la Maison du Roy, lieu de résidence du gouverneur militaire, un ancien moulin à huile de noix, la maison Barety. L'église Saint-Etienne, d'origine lombarde, construite au XIIe siècle, fortifiée, massive avec des fenêtres très étroites, elle était appelée à jouer un rôle défensif. Remarquer le clocher lombard à pointes de diamant. Les niches du choeur sont ornées de boiseries dorées.
LES GORGES DU DALUIS
Parallèles aux gorges voisines du Cians, ces gorges ont également été creusées par la rivière dans le schiste rouge. Au fond, le Var gronde comme un torrent au fond de la gorge. La route en encorbellement, taillée dans le roc, coupée de nombreux tunnels, permet d'apprécier de nombreux points de vue impressionnants. Vers la fin des gorges vous croisez un curieux rocher à l'apparence d'une tête de femme, la ''gardienne des gorge'' Quelques parkings permettent des arrêts pour admirer la vue.
ANNOT
Au bord du Vaïre, sur la voie romaine qui reliait Nice à Digne, s'est établi ce gros bourg, cité de caractère à double allure : celle des Alpes et celle de la Provence. Dans ces rues, entre ces maisons enduites à la chaux, avec greniers et remises, souffle un parfum provençal. On se promène dans la rue Basse et la rue Grande, rue qui s'ouvre sur une porte fortifiée du XIVe siècle, puis monte jusqu'à l'église à la fois romane et Renaissance. Juste à côté, l'ancien hôtel de ville. Au XIXe siècle, la ville sort de ses murs avec ses places, résidences aux allures piémontaises, propriétés et villégiatures de notables. Le village est entouré des fameux " grès d'Annot ". Il s'agit d'étranges groupements de rochers chaotiques aux poses inattendues, arcs entiers ou coupés. Une promenade, d'une grosse heure de marche un peu raide permet de découvrir la ''Chambre du roi'', un superbe enchevêtrement de grès, ou les mystérieuses'' Dent du diable '' et '' Rocher aux cent marches ''.