RODEZ
Capitale des Ruthènes, tribu gauloise qui a donné son nom aux habitants actuels, Rodez occupe une
butte étroite sur laquelle la ville s'est ramassée.
A voir, la maison canoniale, ancienne habitation du XVe siècle destinée aux chanoines de la cathédrale,
la tour Raynaldy, vestige des remparts de la ville, défendue, par trente tours de ce type. La partie galloromaine
est restituée à travers le rempart de Ségodunum et le forum gallo-romain découvert sous la
place Raynaldy. Citons également l'amphithéâtre romain, daté du premier siècle et capable d'accueillir
15 000 spectateurs.

LA CATHEDRALE
Une visite guidée de l'édifice est organisée par l'Office de tourisme en juillet et août.
Départ place Foch, à côté de l'Office. Attention, il est indispensable de réserver 05 65 75 76 77. Cette
visite permet de monter en haut du clocher, et de découvrir l'histoire de la cathédrale. Au XIIIe siècle,
ce bâtiment grandiose fut construit dans le style gothique alors en vogue dans le Nord de la France.
Ce projet ambitieux donna forme à une construction dont les dimensions surprennent : 107 mètres
de long et 36 mètres de large. La voûte en croisée d'ogives domine à 30 mètres. Mais trois siècles et
18 évêques passèrent avant de parachever l'ouvrage. Le clocher, véritable dentelle de pierre, est plus
tardif. Haut de 87 mètres, il se termine par un campanile surplombé d'une statue de la Vierge. Les
tours situées de part et d'autre de l'austère façade ouest, faisant partie des remparts, n'ont pas été
terminées. Les travaux se sont arrêtés en 1562.
CONQUES
Conques est l'un des plus beaux villages de l'Aveyron, en tout cas le plus connu. L'événement qui
marqua un tournant dans la prospérité du lieu fut, en 866, la translation furtive des reliques de sainte
Foy, martyre d'Agen, suppliciée à 12 ans. La sainte et ses miracles - elle guérit les aveugles et délie
les captifs de leur chaîne - assure la réputation du village, qui devint une étape sur le chemin de
Saint-Jacques-de-Compostelle. Aujourd'hui,
Conques appartient au patrimoine mondial
de l'Unesco.
ABBAYE
Joyau du village la construction
de ce chef-d'oeuvre de l'art roman s'étala
du XIe au XIVe siècle. Le porche possède un
superbe tympan sur lequel ont été sculptés
124 personnages, composant le Jugement
dernier. A l'opposé, se trouve le chevet,
avec son élévation de style pyramidal.
De cet endroit, on domine légèrement
l'édifice, ce qui permet de comparer les
différentes toitures à des coquilles Saint-
Jacques empilées les unes sur les autres.
L'église a retrouvé une partie de sa lumière
originelle, grâce aux étonnants vitraux de
Pierre Soulages. Cet artiste contemporain
l'a doté de vitraux modernes, fait d'un verre
à l'aspect dépoli particulier sur lequel jouent
des baguettes noires.
LE CLOITRE
Situé à côté de l'abbatiale, on
y accède par un petit escalier à ciel ouvert,
donnant sur une cour au milieu de laquelle
trône un énorme bassin en serpentine verte.
Du cloître roman, qui se trouvait au même
emplacement, il ne subsiste plus grand chose.
Pour atteindre l'aile dans laquelle
se trouve exposé le trésor, il faut emprunter
un couloir bordé d'arcades, qui constituait
l'ancien réfectoire des moines bénédictins.
LE TRESOR DE SAINTE-FOY
Ouvert tous les jours, d'avril à septembre de 9h30 à 12h30 et de 14h à
18h30 et d'octobre à mars de 10h à 12h et de 14h à 18h. On vient du monde entier admirer le trésor de
sainte Foy, vierge et martyre qui eut la tête tranchée à Agen. Situé dans le cloître et gardé par les frères
bénédictins, ce trésor s'est constitué, durant douze siècles grâce aux joyaux apportés par les fi dèles
pèlerins venus invoquer sainte Foy. Durant la dernière guerre mondiale, alors que les S.S. voulaient
s'en emparer, ce furent les moines qui le cachèrent. On y trouve des chefs-d'oeuvre d'or, d'argent ou
d'albâtre rehaussés par des émaux.
ENTRAYGUES-SUR-TRUYERE
Pour découvrir ce village situé au confluent du Lot et de la Truyère - d'où son nom qui signifie entre
les eaux - il faut quitter la rue du Tour-de-Ville, qui est très passante et sans grande originalité, pour se
faufiler dans les rues de la vieille ville et admirer les vestiges de ce village dont la création remonte au
XIIIe siècle, lorsque Henri II, comte de Rodez, décide d'y faire bâtir un château, qui servirait à contrôler
le trafic fluvial. Ainsi, la rue Basse, le passage de l'Eglise, l'impasse de l'Horloge ou encore la place de
l'église ont conservé une atmosphère médiévale, avec notamment de nombreux passages sous les
maisons. La ville a été fortifiée en 1357, et du chemin de ronde subsistent quelques traces dans ce qui
est devenu la rue de l'Horloge.
LAGUIOLE
Laguiole était une toute petite chapelle (son nom vient de glèisa, église en occitan) mais le village
s'est bien développé depuis, autour de la fabrication du célèbre couteau. En 1829, un forgeron de
Laguiole, s'inspire du capuchadou des paysans de l'Aubrac et de la navaja rapportée de Catalogne par
les travailleurs saisonniers. Il se sert des cornes des boeufs pour le manche et utilise un ressort pour
plier la lame. Un poinçon et un tire-bouchon seront ajoutés par la suite, pour répondre à la demande.
Le laguiole (prononcez layole) s'exporte bien au-delà de l'Aubrac et devient l'outil indispensable des
Aveyronnais partis travailler dans les cafés parisiens.
LA FORGE DE LAGUIOLE
Route de l'Aubrac tel : 05 65 48 43 34. Visite tous les jours en été, du lundi
au samedi. A la sortie du village en direction d'Aubrac, le bâtiment à lui seul symbolise l'activité. On
connaît au-delà du département la silhouette longiligne de cette manufacture, dans laquelle le designer
Philippe Starck a fiché une immense lame. La société Forge de Laguiole a repris les méthodes de
fabrication traditionnelles et compte aujourd'hui 110 employés et produit plus de 200 000 couteaux par
an. La visite se déroule dans les ateliers et la forge, qui permet de voir comment des blocs de métal, de
la corne et du bois sont transformés. Les différentes pièces finissent entre les mains d'un ouvrier qui
prend en charge le montage total du couteau. Un polissage soigneux, et voilà l'objet prêt à s'exposer.

ESPALION
Espalion a été une étape importante sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ; les pèlerins
empruntaient ce Pont-Vieux, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. La cité représentait aussi un
point stratégique, car ce pont du XIe siècle était un des rares passages possibles sur le Lot et l'on
percevait un droit de péage pour son franchissement, notamment en période de transhumance.
SAINT-COME-D'OLT
En amont d'Espalion, au bord du Lot (olt en occitan), ce village fortifié possède le label de beau village
de France. L'élément le plus remarquable au milieu de ces maisons aux toits de lauze est sans doute le
clocher. Il couvre l'église en une curieuse vrille légèrement coudée. A voir aussi l'enceinte et ses trois
portes et les fossés comblés et transformés en boulevards.
AUBRAC
Un peu plus haut dans la montagne, se trouve le village d'Aubrac, vestige de l'ancienne dômerie,
détruite à la Révolution. Fondé en 1120 par Adalard, un seigneur flamand, ce havre de paix permettait
aux pèlerins de se soigner et de se mettre à l'abri au cours de leurs périples vers Saint-Jacquesde-
Compostelle. Ils venaient se rassembler ici les nuits de tourmente, grâce à la cloche des perdus.
Aujourd'hui, Aubrac est resté un tout petit hameau, perdu à 1 300 mètres d'altitude au milieu de la
nature.
LA MAISON DE L'AUBRAC
tel : 05 65 44 67 90. Ouvert
de fi n mars à mi-novembre. De mai à septembre,
ouvert tous les jours. Dans cet établissement, on
peut visionner un époustouflant documentaire
sur l'Aubrac ou encore acheter une multitude
de produits locaux (vins, charcuterie, conserves,
fromages, couteaux, vêtements, savons?). La
partie restaurant offre une vue grandiose sur le
Causse. Des invitations gourmandes permettent
de grignoter des tartines salées (composées
avec des produits de l'Aubrac uniquement) à 3 €
seulement, 4,50 € avec un verre de vin. La formule
convient parfaitement à ceux qui souhaitent alléger
leur déjeuner (et leur budget) tout en admirant le
panorama qui s'offre à leurs yeux.

MARVEJOLS
La visite de la ville commence par le passage sous une des portes monumentales, dont la construction
est à l'initiative d'Henri IV : au sud, celle des Chanelles, au nord celle de Soubeyran, à l'est celle
du Théron. A l'intérieur, les différents quartiers ont gardé leurs passages voûtés, leurs maisons à
encorbellements et à fenêtres ouvragées, leurs escaliers vers l'église imposante. Il y a encore de très
beaux hôtels particuliers du XVIIIe siècle, entourés de verdure (mairie, bibliothèque municipale).
LES STATUES D'AURICOSTE
Depuis 1954, se dresse sur la place Soubeyran, une statue d'Henri IV.
Emmanuel Auricoste, sculpteur des années cinquante, a choisi de représenter le roi comme un petit
homme rabougri, long de torse et court de jambes. Même traitement par le même Auricoste pour la Bête
du Gévaudan. Sa statue sur la place des Cordeliers, avec ses plaques de bronze soudées aux arêtes
saillantes, dégage une impression de force sauvage et inquiétante. Ces deux oeuvres, si controversées
lors de leur mise en place, sont devenues des éléments touristiques majeurs.
BOZOULS
Bozouls, c'est surtout son fameux trou, un canyon creusé par le Dourdou dans le plateau. Le vieux
village a été édifié sur la bande rocheuse centrale, le long d'une seule rue ; on y entre par une ancienne
porte fortifiée, elle débouche sur l'église romane Sainte-Fauste du XIIe siècle, flanquée d'un clocherporche.
Le bourg a grandi jusqu'au bord de la falaise où sont aménagés des belvédères, près de la
mairie. De là, on peut descendre dans le cirque par la rue de l'Hospitalet qui conduit jusqu'au vieux
pont ; les quelques maisons venues se nicher au pied des parois abruptes sont pour certaines d'anciens
moulins à eau. Au cours de la promenade dans ce canyon, on rencontre une cascade, formée par la
résurgence nommée la source aux fées, et la grotte des Anglais qui traverse le promontoire central. Le
site se visite également en petit train du 1er au 25 août, pour rendre l'endroit accessible à tous.