LES MONTS DU MORVAN
SAULIEU
Une situation de carrefour au pied de la montagne et le caractère bien trempé des Morvandiaux ont façonné cette ville. Les produits artisanaux et les grandes toques lui ont donné ses lettres de noblesse, tandis que ses chapiteaux historiés constituent un des fleurons de l'art roman en Bourgogne. Centre d'échanges vivace jusqu'à la fin de la première moitié du XIXe siècle, Saulieu devient une étape incontournable entre Paris et Lyon. Elle dispose d'un grenier à sel qui fournit vingt paroisses et d'un relais de poste qui met à disposition 2 500 chevaux. Ses nombreuses auberges accueillent les voyageurs de passage. Deux grands chefs du restaurant de la Côte d'Or, Alexandre Dumaine puis Bernard Loiseau, auront contribué à perpétuer sa tradition de passage obligé.
LA BASILIQUE SAINT-ANDOCHE
Caractéristique du style clunisien, cette basilique fut élevée par l'évêque de Saulieu sur les lieux probables du martyr des saints évangélisateurs Andoche et Thyrse. Il s'agit d'une des plus vieilles églises de Bourgogne. Les chapiteaux romans sont intacts. Charlemagne avait fait don à la paroisse de son évangéliaire lors de son passage à Saulieu. Celui que l'on peut découvrir ici n'est qu'une copie de l'original, qui se trouve au Louvre.
AUTUN
Nichée au creux de collines boisées, cette ancienne cité gallo-romaine surplombe la vallée de l'Arroux. Son théâtre de 20 000 places, son splendide temple dédié à Janus, ses portes massives, ses rues au cachet médiéval, sa cathédrale, ses sculptures témoignent du riche passé d'Autun, " soeur et émule de Rome ".
LES REMPARTS
La Tour Ursuline, ancien donjon du XIIe siècle, offre un bel aperçu des remparts galloromains. La porte Saint-André fait partie des quatre portes qui constituaient l'enceinte gallo-romaine. Elle comprend deux larges arcades pour le passage des piétons et deux de taille inférieure empruntées par les piétons. Elle est surmontée d'une galerie de dix arcades qui inspira les architectes clunisiens qui généralisèrent son emploi dans toute la Bourgogne. La porte d'Arroux possède le même type d'arcades. Sa galerie supérieure, bâtie à l'époque constantinienne, est ornée de chapiteaux corinthiens.
THEATRE ROMAIN
Avec ses trois étages de gradins, ce théâtre était le plus vaste de Rome. Encore aujourd'hui il peut accueillir près de 12 000 spectateurs.
TEMPLE DE JANUS
De cette tour quadrangulaire, haute de 24 mètres, il ne reste que deux pans qui s'élèvent au milieu de la plaine, au-delà de l'Arroux.
CROIX DE LA LIBERATION
La route, assez raide, monte en lacets jusqu'à la croix de la Libération, édifiée en 1945 pour commémorer la libération d'Autun. Beau panorama sur la dépression d'Autun, sur la vallée de l'Arroux, les monts du Morvan, la forêt d'Anost et le revers de la côte.
CHÂTEAU-CHINON
Fièrement campée du haut de sa colline, la ville de Château-Chinon prit diverses étiquettes : oppidum gaulois, camp romain, monastère, siège d'un château féodal et fief d'un maire, futur président de la République. La capitale du Morvan connut une histoire mouvementée, d'où sa devise : " Petite ville, grand renom ".PANORAMA DU CALVAIRE. Erigé à 609 mètres d'altitude à l'emplacement d'un oppidum romain et sur les ruines d'un ancien château fort, le calvaire est constitué trois croix de pierre. Le promontoire offre un beau point de vue sur les toits d'ardoise de Château-Chinon et sur les forêts du Morvan.
LA PORTE NOTRE-DAME
Cette porte constitue le seul vestige du rempart, construit par Louis XI à la fin
du XVe siècle, après sa victoire sur le duc de Bourgogne, et réaménagé au XVIe siècle. Cette entrée dans le vieux Château-Chinon comprend, au centre, un morceau du mur d'enceinte avec une arche donnant sur la rue Notre-Dame, et deux tours massives surmontées de toits d'ardoises.
LAC DE PANNESIÈRE-CHAUMARD
Ce superbe lac s'étend sur 7,50 kilomètres dans un site sauvage, boisé et vallonné. Il s'agit du plus
grand des lacs morvandiaux. Une route traverse la crête du barrage et offre une large vue sur les sommets du haut Morvan.
LAC DES SETTONS
Le lac des Settons est un pôle touristique majeur du Morvan. Ebauchée au XVIIIe siècle, la construction d'un barrage et d'un lac avait pour but d'améliorer le flottage des bois sur la Cure et la navigation en cas de sécheresse sur cette rivière et sur l'Yonne. La fin du flottage du bois allait progressivement modifier la vocation des Settons. Dès la fin de la Première Guerre mondiale, un tourisme régional apparut autour du lac, que l'on commença à aménager. Aujourd'hui, sous l'impulsion du parc naturel régional du Morvan, l'aménagement des Settons s'est structuré. La route longe la rive Nord du lac, traverse le barrage, digue de pierre bâtie en 1860, puis gagne la petite station de Settons. Ce lac, entouré de bois de sapins et de mélèzes, à 573 mètres d'altitude, est le plus ancien lac artificiel du Morvan. De multiples activités nautiques sont proposées, le charme sauvage du site demeure néanmoins préservé.
LE MONT-BEUVRAY
C'est sur ce site magnifique, habité dès l'époque néolithique, que fut fondée la capitale de la puissante tribu gauloise des Eduens au IIe siècle avant Jésus-Christ. Un important musée a été construit afin de recueillir les trésors révélés par les fouilles successives. La route qui mène au Mont-Beuvray présente quelques belles échappées dans les parties boisées.
SAINT-AGNAN
Au XIIe siècle, Sancti Aniani Capella n'était qu'un désert de bois, de landes et de broussailles. Village
pittoresque, Saint-Agnan est installé presque en bordure du lac, sur son extrémité Sud, dans un site très agréable où alternent le bleu sombre du lac et le vert des forêts. On y trouve de magnifiques moulins à eau. Son église du XVIIe siècle, reconstruite au XIXe, possède une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle.
LAC DE SAINT-AGNAN
Le lac de Saint-Agnan fut créé en 1969, sur une superficie de 140 hectares. Sa tâche est d'alimenter en eau potable une trentaine de communes. Le barrage a été réalisé en arène granitique compactée et mesure 160 mètres de long pour 16 mètres de haut. Il offre une belle vue sur le lacet, de l'autre côté, sur l'immense forêt où se cache la Pierre-qui-Vire.
LORMES
La ville subit au cours des siècles de nombreuses transformations dues aux événements guerriers de l'histoire de France : prise par les Armagnacs, Lormes vit ses deux châteaux brûlés et détruits en 1412 ; assiégée au cours des guerres de Religion, la ville fut défendue et sauvée par les dames de Lormes. Profondément remaniée, Lormes conserve peu de vestiges de son passé : l'église Saint-Alban, reconstruite au XIXe siècle et le château des barons de Lormes-Challon, aujourd'hui en ruines (seule subsiste la chapelle du XIIe siècle remaniée au XVIIIe siècle).
GORGES DE NARVAU
Les gorges de Narvau, site historique classé, ont été creusées par l'Auxois, dans la bordure granitique du Morvan occidental, au sud-ouest de Lormes. Le quartier des moulins et les cascades successives méritent une visite, en particulier au printemps, quand les jacinthes bleues éclairent le sous-bois. La nature est ici reine, les pentes fortes abritant des groupements forestiers de ravins ombragés.
SOMMET DE LA JUSTICE
Le point culminant est à 464 mètres. La table d'orientation permet de situer les vaux d'Yonne, le Nivernais, les monts du Morvan, ainsi que les lacs de Chaumeçon et du Crescent, les gorges de Narvau, l'étang du Goulot, la vallée de la Cure et le château de Bazoches.