PAUVille natale d'Henri IV, Pau obtient son titre de capitale au XIXe siècle et s'ouvre au monde des échanges sous Napoléon. L'influence anglaise est visible comme en témoignent les somptueuses villas, l'hippodrome, le cercle anglais, le Pau Hunt, le 1er golf du continent, laissés en héritage. Deuxième ville d'Aquitaine, avec ses 90 000 âmes, Pau préserve son royal passé tout en se projetant dans le futur. Culturelle avec l'un des plus beaux zéniths de France, sportive avec le palais des Sports, novatrice avec la création d'une cyberbase, Pau ne dément pas le slogan qui lui colle à la peau, " Pau, la vie rêvée des villes ! " Lorsqu'elle n'est pas occupée par des manifestations diverses, la place de Verdun est un parking gratuit d'un millier de places. Sinon vous devrez emprunter les parkings souterrains.
Toute une légende s'attache à cette magnifique promenade qui relie le château d'Henri IV au casino municipal. Il vit défi ler les têtes couronnées, les grands poètes du siècle dernier et les touristes fortunés et abrita les plus grands hôtels, aujourd'hui transformés en appartements avec vue imprenable sur les Pyrénées.
Du 1er étage de l'hôtel de ville, situé à un bout de cette surprenante place, la vue est impressionnante. Un boulevard que ces tilleuls vus d'en haut, avec leur taille étonnante et donnant au fond sur le pic du Midi d'Ossau. Pour le promeneur, c'est un havre de paix, sous la voûte d'arbres, non loin de l'Office de tourisme et d'une superbe rue commerçante d'un côté et du début du boulevard des Pyrénées de l'autre.
Incontournable promenade : la place de la Fontaine, les abords du parlement de Navarre et ceux qui jouxtent le château.
Étape des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, capitale du Béarn durant deux siècles, fief protestant au temps de Jeanne d'Albret, Orthez est aujourd'hui une ville active, sportive et festive, qui attire la foule lors de sa feria de juillet. De nombreux monuments, reflets de la riche histoire de la ville, sont à visiter.
Dominant le gave, le château, construit par Gaston VII au XIIIe siècle, connut de multiples aménagements. Adapté au goût renaissance par Marguerite d'Angoulême, il fut restauré en 1845. La tour trône seule, perchée sur les hauts d'Orthez.
Lieu de passage des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le pont d'Orthez, qui est l'oeuvre de Gaston VII Moncade, date du XIIIe siècle. Gaston Fébus en a fait un magnifique ouvrage avec ses arches inégales, sa tour centrale et la devise de la ville " Toquey si Gaouses ". Tristement célèbre lors des guerres de Religion, il résista aux charges de poudre napoléoniennes en 1814. Emblème orgueilleux de la ville, lieu de nombreuses légendes, il est l'objet d'un savoureux dicton " Bieilh coum lou poum d'Orthez " (vieux comme le pont d'Orthez).
Navarrenx fait partie des stations vertes de vacances : vieilles maisons, petite église et une belle notoriété émanant de son Gave riche en saumons. Érigée en bastide médiévale au XIIIe siècle, la ville est reconstruite en 1542 par le roi de Navarre, sur la rive droite du Gave d'Oloron. L'enceinte fortifiée de type italien, jugée révolutionnaire à l'époque, est l'oeuvre de l'architecte Fabricio Siciliano. Elle assura la protection de la ville lors des nombreux sièges.
Sa construction fut achevée en 1693, sur les restes de la maison des rois de Navarre, construite en 1680. Cette bâtisse imposante de 590 m2 au sol entoure une cour rectangulaire de 245 m2. Elle pouvait héberger jusqu'à 500 hommes de troupe, mais son véritable rôle était le stockage des armes, des munitions et des vivres de Navarrenx, mais aussi du Béarn. L'arsenal a été racheté par la commune de Navarrenx en 1992 et restauré pour devenir le centre culturel et touristique de la ville.
Ce petit bourg de la basse Soule doit sa renommée à son église dédiée à saint Blaise, le protecteur du bétail. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, la chapelle du XIIe siècle en forme de croix grecque est un joyau de l'art roman. Il s'agit d'un monument espagnol en terre française, seul vestige d'une fondation hospitalière médiévale accueillant les pèlerins de Saint-Jacques. Bâtie dans le schiste local aux tons fauves, avec des éléments de grès jaune ou ocré, l'église se distingue par sa simplicité. Sa coupole est un bel exemple de l'architecture musulmane de Cordoue ou de Tolède : octogonale, elle diffuse un éclairage subtil et couvre la croisée du transept de sa stellaire géométrie.
Capitale souletine, l'histoire de Mauléon se confond en grande partie avec celle de la Soule. De son passé, il lui reste le château fort, l'hôtel de Maytie d'Andurain, du XVIIe siècle, l'hôtel de Montréal, actuel hôtel de ville, du XVIIIe siècle, vestiges d'une époque riche avec un marché prospère au Moyen Age, et d'une activité économique intense au XIXe siècle liée à la fabrication d'espadrilles.
Edifié par Pierre de Maytié, à la fi n du XVIe siècle, après la dure épopée des guerres de Religion, ce château de style Renaissance, avec des fenêtres à meneaux et à frontons, des lucarnes ouvragées, des macarons sur les façades et sur les tours, possède un immense toit de bardeaux et d'ardoises soutenu par une surprenante charpente en triple carène de navire renversé.
Résidence du vicomte de Soule, cette bâtisse, construite sur un camp protohistorique, véritable place forte du XIVe siècle, a été ruinée plusieurs fois. Subsiste cependant un édifice très intéressant composé de tours accessibles par un pont-levis. Perché sur les hauteurs de Mauléon, il est aujourd'hui l'occasion de belles promenades.
Créée en 1961, la station possède aujourd'hui un domaine de 310 hectares avec 22 kilomètres de pistes balisées, desservies par 16 remontées mécaniques, un site de ski de fond et une école de ski avec 30 moniteurs. Site karstique unique en son genre, haut lieu de la spéléologie, la Pierre-Saint-Martin est aussi exceptionnelle pour ses paysages. Culminant à une hauteur de 1760 mètres, le col de la Pierre-Saint-Martin offre une magnifi que vue sur le territoire espagnol et le relief des " arres ", champs de lapiaz crevassés et ciselés par le ruissellement des eaux qui s'étendent au pied du pic d'Anie.
Située à 414 mètres d'altitude, cette ville a un riche passé historique que la municipalité s'emploie à mettre en valeur : jolies rues avec caniveaux centraux et trottoirs, places réaménagées le plus souvent avec la spectaculaire pierre d'Arudy, que l'on peut aussi découvrir en visitant les carrières de marbre, le pont Roman, les lavoirs et l'église Saint-Germain, avec son portail de style flamboyant, sa clef de voûte et ses chapiteaux. D'autre part, Arudy est un bassin industriel en plein développement.
Une relation de la pierre et des hommes, imaginée pour ce chemin de découverte qui vous invite à connaître l'histoire de la vallée à travers un itinéraire précis.