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Motos du bout du monde. De Francois le Nicois..

> Début de l’aventure

Je suis donc parti de Ulanbator avec des épidémiologistes mongols, européens et américains et nous sommes allées chercher des échantillons. Nous nous sommes donc équipés de motos et de side 2 temps Planeta V de marque IZH (prononcer iche) fabriquées en Sibérie car on trouve de moins en moins de side Oural et Dniepr en Mongolie. Il n’existe que des vieux modèles avec les blocs moteurs en fonte donc très rouillés et en hiver avec de l'huile de mauvaise qualité, les carters gelés rendant obligatoire l’usage d’un chalumeau pour tout démarrage.

En revanche, il y a beaucoup de motos IZH de Sibérie 2 Temps de 360 CC, ce sont Des motos très robustes et neuves, elles ne coûtent que  900 Euros à Oulan-Bator.

Notre lieu d'étude a été l'Arkhangai à 500 Km à l'ouest d’Oulan-Bator dans des montagnes anciennes genre le massif central mais à une altitude située entre 2000 et 3000 m. On est parti à 7 heures du matin et arrivé à 23 heures pour 500 Km de pistes très défoncées et 2 ponts arrachés par des pluies diluviennes en Juin. Autant vous dire que nous avons connu quelques passages à gué assez difficile.

A Tsetserleg (capitale de l'Arkhangai), rencontre imprévu avec les Olsen, couple finlandais sur 2 KTM LC4. Leur périple : Helsinski St Pétersbourg, Moscou, Ekatorinnebourg, Omsk, Nowsilink, Irkoutsk, Tsetserleg, Ulan-Bator et enfin le retour. Ils prévoient 18000 km. Finalement, même au bout du monde, les rencontres avec des aventuriers sont possibles.



A vrai dire, parcourir la Sibérie en moto ne pose aucun problème si ce n’est que la  route est très monotone et en mauvais état. On arrive difficilement à 50km/h de moyenne.

En fait, Il existe une route officielle pleine de nid de poules et une dizaine de pistes parallèles bien plus rouables. C’est à se demander quelle est la logique !

D'après les motards mongols, dés le mois d'octobre le mieux est de rouler sur les lacs gelés. A vrai dire, ces motards sont tellement des « roule toujours » que nous leur faisons  totalement confiance. Il faut dire qu’avec le prix de l'essence en Russie et en Mongolie l’évasion est bon marché. L'octane 91 coûte 0.50 € en Russie et entre 0.60 et 0.70 € en Mongolie. Nos side IZH consomment environ 8 litres de mélange aux 100km.
Malgré l’état de la route et l’importance de notre paquetage, nous n’avons pas réellement eu de problèmes mécaniques si ce n’est la nécessité de devoir ressouder 2 fois le cadre qui ne supportait plus le poids de nos bagages.
Mais bon, cela aurait pu être pire.
> Une maison pas comme les autres
Après ce trajet fastidieux, nous arrivons dans une plaine de la steppe garnie de yourtes mongoles. Très rapidement, les habitant de ces curieuses habitations nous font signe pour venir partager avec eux leur repas. Une coutume a respecter quant on est invité dans une yourte de nomades consiste pour les hommes a s’assoire a gauche en rentrant et les femmes elles, s’assoient à droite sur des petits tabourets. Il ne faut surtout pas s’asseoir sur le lit.
Evidemment, vous ne pouvez pas rentrer dans une yourte sans partager le verre de l’amitié. On commence toujours par le TSAI. C’est un thé chaud au lait salé. Pour être tout à fait franc, c’est pas génial, où plutôt, nous n’avons pas trop aimé. Après on passe à l’airag. Du lait de jument fermenté à 2 degrés d’alcool très riche en vitamines genre yaourt à boire. On le donne aux enfants car il n’y a pas de légumes ni de fruits en dans la steppe.
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