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| > Millau |
La ville est devenue célèbre par le plus beau tire-bouchon du monde : le viaduc. Mais il a bien des siècles, Millau était déjà connue. En gaulois, la ville s’appelait Condatomagus, le marché de la confluence, au carrefour des gorges du Tarn et de la Dourbie. Dès le Moyen Age, la ville devint un important carrefour commercial et, à la faveur du retour des croisades, la mégisserie (le tannage des peaux à l’alun) fi t son apparition et devint une des principales activités de la ville. La fabrication des gants a rendu célèbre la ville dans toute l’Europe. Aujourd’hui il ne reste de l’industrie gantière que quelques artisans spécialisés dans le haut de gamme. Pour connaître l’histoire de la ville, une visite pédestre s’impose. La place du Maréchal Foch, très pittoresque, a gardé ses belles arcades construites du XIIe au XVIe siècle, et une belle fontaine. Sur cette place s’ouvre l’église Notre-Dame, ancien édifice roman reconstruit au XVIIe dont le choeur est décoré de magnifiques fresques. En plein coeur de la ville, le beffroi est une ancienne tour carrée du XIIe siècle surmontée d’une tour octogonale au XVIIIe siècle. Il surplombe le vieux Millau de ses 42 mètres et offre une vue sans pareil de la ville.
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Les Commanderies templières et hospitalières
L’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et celui des Templiers avaient été créés, au début du XIIe siècle, dans le but d’accueillir les pèlerins en Terre sainte et de défendre le tombeau du Christ. Les comtes et seigneurs locaux firent don aux Templiers de vastes domaines sur le Larzac ; les moines soldats les organisèrent en seigneuries appelées commanderies. Mais l’opulence des chevaliers du Temple et leur indépendance dans le royaume, déplurent au roi de France. Philippe le Bel fit arrêter les Templiers et l’ordre fut aboli en 1312. Ses biens matériels, et donc les possessions du Larzac, ont été transmis aux Hospitaliers.
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| > Nant |
 Des moines bénédictins s’y établirent au Xe siècle et contribuèrent au rayonnement de la cité qui prit de l’importance, devenant un centre commercial accueillant de nombreuses foires. Le village doit aussi au travail soutenu des moines, le pont de la Prade (XIVe siècle), l’assèchement des marais et le creusement d’un réseau d’irrigation. En bordure de la place principale, trône une magnifique halle de pierre à arcades, voûtes d’arêtes et contreforts, construction typique du Causse qui est un vestige de l’ancien monastère. L’église abbatiale Saint-Pierre, du XIIe siècle, est avec Conques un joyau de l’art roman rouergat. Les environs de Nant sont riches en églises romanes qui ne manquent pas d’intérêt, comme celle des Cuns. |
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| > La Couvertoirade |
Le village appartenait aux Chevaliers des Templiers au XIIe siècle. Au début du XIVe siècle, l’ordre du Temple est dissous et la Couvertoirade passe aux mains des Hospitaliers. L’ensemble médiéval semble avoir été préservé de toute évolution récente par ses murailles intactes. On pénètre dans l’enceinte par l’ancienne porte fortifiée ; les ruelles passent parmi les maisons des XIVe et XVe siècles, devant les beaux hôtels du XVIIe siècle. On a une belle vue d’ensemble depuis les courtines des remparts ; le village est dominé par l’ancien château, et par l’église du XIVe siècle, à laquelle on accède par un escalier taillé dans la roche ; sur le côté, le petit cimetière primitif montre un ensemble de stèles discoïdales.
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HÔTEL DE LA SCIPIONE. Allez voir l’hôtel de la Scipione, une belle maison adossée au rempart avec une tour d’escalier à vis, symbole de la noblesse de ses propriétaires. Sa construction remonte au XVe siècle. Il abrite aujourd’hui le musée. La pièce du premier étage possède un beau cantou (grande cheminée). Dans la pièce au-dessus, divers objets découverts à la Couvertoirade ont été rassemblés.
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L’ESCALIER. Un escalier grimpant le long du mur d’enceinte, accroché à même la roche, permet d’accéder aux remparts. La courtine constitue un point de vue exceptionnel sur le village et le Larzac. On ne peut pas faire le tour complet. Derrière les remparts, près de la porte Sud, se trouve une curiosité : une lavogne (mare pavée servant d’abreuvoir aux brebis) en parfait état de conservation. |
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| > Roquefort |
L’histoire de ce village est directement liée au célèbre fromage. En des temps immémoriaux, la montagne s’est effondrée, donnant un «combalou», nom qualifiant une étendue d’éboulis rocheux. Le nom du village vient d’un château fort construit sur ces rochers au XIe siècle. L’éboulis de rochers a créé des failles internes dans lesquelles l’air circule, les «fleurines». L’air du Larzac, est particulièrement favorable à l’affinage du fromage. L’intérêt de la visite des lieux réside dans les sous-sols, dans ces caves qui seules peuvent donner naissance au roquefort. La surface bâtie est plus importante en sous-sol qu’en surface. La légende raconte qu’un jeune berger aurait abandonné son pain de seigle et son caillé de brebis pour aller courir après une jeune demoiselle. A son retour, le pain avait moisi et transmit son bleu au fromage. Ainsi serait né le roquefort.
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| > Saint-Affrique |
Saint-Affrique, ville aux cinq ponts est caractérisée non seulement par ses enjambées sur la Sorgue mais par ses fontaines et sa soixantaine de vierges nichées au creux des vieux murs de pierre.
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