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Les avantages

Balade moto - Aux frontières de l'Auvergne à moto

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Aux frontières de l'Auvergne à moto

A partir de Clermont-Ferrand, il est tout à fait possible de réaliser un beau circuit sans passer par la chaîne des Puys. Il suffit pour cela de se rendre dans le Parc naturel régional du Livradois-Forez où de très jolies routes vous attendent. Au cours de cette grande virée, Ambert, est le point de jonction de deux boucles parcourant, pour la première et à l'ouest, les monts du Livradois (point culminant : Les Bois-Noirs, à 1 215 m), et pour la seconde, au nord-est, les monts du Forez (point culminant : Pierre-sur-Haute, à 1 634 m). Mises à part les quelques kilomètres de ligne droite de la D906 au sud d'Ambert, le tracé n'est qu'une succession de virages, de montées et de descente dans une nature omniprésente. De quoi prendre vraiment beaucoup, beaucoup de plaisir. En dehors de Clermont-Ferrand, Ambert et Montbrison sont les seules grandes villes de ce tracé. Prévoyez vos pleins d'essence en conséquence. De plus, tenez compte du climat souvent humide de la région et emportez vos affaires de pluie.

Clermont-Ferrand

Capitale de l'Auvergne et préfecture du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand occupe un site naturel remarquable, au milieu de la chaîne des Puys et aux portes du Midi. La ville est née en 1630, par décision de Louis XIII, de l'union de Clermont et de Montferrand, deux cités rivales distantes de quelques kilomètres et aux origines différentes : antiques pour la première, qui vit s'élever la première cathédrale au Xe siècle, médiévales pour la seconde, qui fut fondée par les comtes d'Auvergne à partir du XIIe siècle. Après un essor important au XIXe siècle, c'est l'implantation de Michelin, entre les deux guerres mondiales, qui va définitivement changer l'avenir de la ville. Ainsi, le nombre d'habitants passera de 50 000 en 1900 à 150 000 en 1962, avec la création de nombreux quartiers. Aujourd'hui, la population de Clermont-Ferrand s'élève à 142 000 personnes. Des deux villes originelles, la cité a conservé deux centres anciens, éloignés d'environ 4 km. Le centre-ville de Clermont-Ferrand, l'ancien Clermont, s'étend autour de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption. L'ancien Montferrand se trouve au nord-est. Ils sont reliés par une grande avenue (Georges-Couthon puis avenue de la République).

A Clermont : la cathédrale Notre-Dame-del'Assomption, le coeur du centre-ville ; la place de Jaude, récemment rénovée et qui accueille la ligne de tram. On y voit l'église Saint-Pierre-des-Minimes (XVIIe-XIXe), le théâtre (XIXe), le grand magasin " les Galeries de Jaude " (début XXe) ; la basilique Notre-Dame-du-Port (XIIe), classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, construite en arkose blonde, qui se démarque de la noirceur des autres trésors architecturaux construits en pierre de Volvic, de couleur noire.

A Montferrand : le secteur sauvegardé, avec son plan médiéval en bastide, et de remarquables hôtels particuliers : la maison de l'Eléphant, les hôtels de Fontenilhes, de Fontfreyde, d'Albiat ; le musée L'Aventure Michelin, incontournable.

CATHEDRALE NOTRE-DAME-DEL'ASSOMPTION
Place de la Victoire
Ouvert du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h ; le dimanche de 9h30 à 12h et de 15h à 19h30. Messes : 8h en semaine, 10h et 18h30 le dimanche. Pour les frères Lumière, cette merveille de l'art gothique, qui impose dans toute la ville sa silhouette noire, était la " cathédrale des charbonniers ". Sa constuction, commencée en 1248, ne s'acheva qu'en 1902. C'est elle qui donne à Clermont son identité, et ses deux flèches servent d'amer au voyageur égaré. L'intérieur témoigne de cette dimension intemporelle, et des vitraux du XIIIe siècle y côtoient ceux du XXe, dominés par deux roses de 14,50 m de diamètre, qui déversent leur clarté sur la pierre noire. A voir? : le trésor qui réunit objets et vêtements liturgiques, les vitraux du choeur, remarquables, présentant des épisodes de la vie de Marie-Madeleine et des scènes de la vie quotidienne au Moyen Age, la crypte et son sarcophage du IVe siècle.

ClermontFourme d'Ambert ou de Montbrison ?
Le vocable fourme vient du latin forma, nom du récipient cylindrique qui contenait le caillé. La fourme a pris naturellement le nom de la ville où se déroulait le marché sur lequel elle était vendue : fourme de Montbrison ou fourme d'Ambert. Les troupeaux de vaches transhumaient en été sur les hauts plateaux, à plus de 1 000 m. Les fermiers se déplaçaient alors et vivaient dans des fermes d'altitude, les jasseries. C'est là que s'élaboraient les fourmes, ces fromages facilement transportables. La fourme, cylindre de 20 cm de haut pour 13 cm de diamètre, offre, à la sortie des caves d'altitude, une belle croûte orangée. Sèche et finement rugueuse, elle abrite une pâte jaune, souple et parfumée, suavement persillée en bleu.

Billom

Billom fut une étape importante sur la voie romaine qui reliait Lyon à Bordeaux, avant de devenir une ville universitaire réputée au Moyen Age. Son quartier médiéval est particulièrement bien conservé. Outre l'église Saint- Cerneuf, on peut y voir la maison du Chapitre (XVe), la maison de l'Echevin (XVe ou XVIe) et nombre de maisons anciennes à pans de bois, notamment dans la rue des Boucheries.

MAISON DE L'ECHEVIN
6, rue Pertuybout Cette riche propriété, construite à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, aurait pu appartenir à un magistrat municipal. Une porte en anse de panier ouvre sur une cour où l'on peut voir une belle tourelle d'escalier et un puits.

MAISON DU CHAPITRE
Place des Ecoles
La ville a connu un âge d'or culturel dès le haut Moyen Age. En témoignent les écoles créées par les chanoines et une université importante au XIIIe siècle. Ce n'est qu'au XVIe siècle que l'on a construit cette demeure, présentant une belle façade, avec ses arcades en rez-de-chaussée.

Ambert

Cette petite sous-préfecture, aujourd'hui peuplée de 7 000 habitants, a longtemps été renommée pour ses papeteries. Entre le XVe et le XVIIe siècle, la pâte à papier était produite par plus de trois cents moulins dans la région. Au moment de la Réforme, la ville fut l'un des principaux centres de développement des nouvelles idées. La prise d'Ambert par les Huguenots en 1574 et la terrible répression qui suivit marquèrent fortement la région. A partir du XVIIIe siècle, les métiers du tissage et la fabrication de chapelets succédèrent progressivement aux papeteries. De nos jours, un des moulins de la commune produit toujours une papeterie de luxe. Dans un autre domaine d'activité, la fourme d'Ambert, sans doute l'un des plus vieux fromages de France, continue d'être produite à raison de milliers de tonnes par an. La vieille ville mérite qu'on s'y attarde, pour ses maisons à colombages et à pans de bois mais aussi pour sa mairie ronde, unique en Europe.

MAISON DE LA FOURME D'AMBERT ET DES FROMAGES D'AUVERGNE
Place du Châtelet
Tel: 04 73 82 49 23
www.maison-fourme-ambert.fr
Fermé de novembre à avril. Basse saison : ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Haute saison : tous les jours et les jours fériés de 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Gratuit jusqu'à 6 ans. Adulte : 5 €. Enfant (de 6 à 16 ans) : 4 € (étudiants aussi). Groupe (15 personnes) : 4 €. Visite guidée (durée : 45 minutes ; départ toutes les heures environ). Visite dégustation + 3 €.
Situé dans le centre piétonnier d'Ambert, ce musée permet de tout savoir sur l'historique et la fabrication des fromages d'Auvergne. Deux salles sont consacrées aux instruments permettant la fabrication et la maturation des fromages. Dans la cave d'affinage, vous pourrez goûter à la fourme fabriquée traditionnellement.

MOULIN RICHARD DE BAS
Tel: 04 73 82 03 11
www.richarddebas.fr
Ouvert toute l'année. Sauf le 25 décembre et le 1er janvier. Basse saison : tous les jours de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Haute saison : de 9h30 à 19h. Gratuit jusqu'à 6 ans. Adulte : 6,90 €. Enfant : 4,90 €. Groupe (15 personnes) : 6,50 € (groupes enfants : 4,40 €). Atelier papier d'initiation en période de vacances scolaires pour les individuels 4.90 €. Visite guidée (1h, départ de la dernière visite 1 heure avant la fermeture). Ce moulin, qui débuta son activité à la fin du XIVe siècle, ne l'a interrompue que de 1938 à 1943. Une partie de ses locaux est transformée en Musée historique du Papier. Le visiteur, plongé dans la vie des maîtres papetiers, voit se transformer, sans qu'aucune étape ne soit oubliée, les chiffons d'origine végétale (chanvre, lin) en feuille blanche. Un musée occupe l'ancienne salle de triage et ce qui tenait lieu d'appartement du papetier ? salle commune et chambre à coucher. Une salle est consacrée à l'histoire du papier, de sa naissance en Chine à son introduction en France.

Montbrison

Sous-préfecture du département de la Loire, à la frontière de la plaine et des monts du Forez, Montbrison compte environ 16 000 habitants. Mentionnée dès le IXe siècle, Montbrison est née autour du château des comtes du Forez, dont elle devint la capitale en 870. De son passé prestigieux, la cité conserve un riche patrimoine dont la collégiale Notre-Dame-d'Espérance, fondée en 1223 est l'illustration la plus imposante. Si vous décidez de faire une halte ici, d'autres lieux sont néanmoins à voir, comme la salle héraldique de la Diana (XIIIe), qui compte plus de 1 700 blasons. Ce lieu abrite également le Musée archéologique du Forez ; l'ensemble des bâtiments de l'actuelle mairie (XIIIe-XVIIIe), et ancien couvent des cordeliers ; le collège des Oratoriens (XVIIIe) devenu sous-préfecture ; le couvent des Ursulines (XVIIIe) et le couvent de la Visitation (XVIIIe), devenus respectivement collège Victor de Laprade et centre musical Pierre Boulez ; la chapelle des Pénitents (XVIIIe) devenue Théâtre des Pénitents, ainsi que de nombreuses façades d'anciens hôtels particuliers, qui remontent aux XVIe et XVIIe siècles, comme les hôtels Henrys, Robertet ou encore la maison de la Parabole. Du côté de la gastronomie, c'est indubitablement la fourme de Montbrison qui fait le succès de la ville.